Quels sont les points forts et les points faibles du transport en commun, en Vallée d'Aoste et dans le Haut Chablais? Les touristes et les habitants, sont-ils satisfaits? Est-ce qu’il y a des aspects qui devraient être améliorés?
À ces questions, Fondation Grand Paradis essayera de donner une réponse avec le “Voyage-Expérience ITER”, financé par l’Union Européenne, qui va analyser le transport en commun et qui aura lieu dans moins d’un mois : du 24 jusqu’au 28 avril, cinq jeunes italiens et trois français feront leur début dans cette expérience.
Sac au dos, papier, stylo, appareil photo et vidéo à la main, ils se rendront sur les lieux dans le but de “tester” personnellement la fonctionnalité des moyens de transport. Un voyage qui, à partir de la Commune française de Thonon-les-Bains, les conduira jusqu’à Villeneuve, en Vallée d'Aoste. Ils vont traverser au moins quatre vallées au choix, en partant de la Vallée d’Abondance jusqu’au Grand Paradis, tout en interviewant les usagers des trains et des autobus et les habitants des lieux qu’ils vont visiter.
Au retour, les jeunes produiront une documentation détaillée, avec des photos, des vidéos et des témoignages écrits. Le reportage sera la base pour la réalisation d’une exposition itinérante, à travers laquelle ils communiqueront au public les résultats du voyage. «En recueillant les points de vue des personnes qui utilisent les transports en commun, ces jeunes nous raconteront les difficultés, les inconvénients, mais aussi les qualités des services – explique Luisa Vuillermoz, directeur de Fondation Grand Paradis – Sur la base de leur témoignage, nous pourrons réfléchir sur les améliorations nécessaires. Si nos vallées deviennent plus accessibles grâce aux transports en commun, on pourra élaborer une meilleure gestion durable du patrimoine naturel, qui est riche mais aussi très fragile».
Les huit jeunes sélectionnés sont : Claudia Malatesta, Kiwani Dolean, André Navillod, Sylvie Charbonnier, Michael Lavacca, Amélie Soeiro, Hugo Viallet et Arnaud Strappe. Provenant de lieux différents, ils se sont rencontrés pour la première fois le 16 mars dernier à Chamonix, pendant une réunion avec les représentants de la Fondation et du réseau des transports collectifs italo-français.
«Nous sommes déjà à l’oeuvre pour faire connaître le projet ITER au plus grand nombre de personnes possible : nous avons exploité surtout la communication sur internet, avec des pages sur Facebook et Twitter (il suffit d’écrire “Fondation Grand Paradis” dans les espaces de recherche), où on peut s’informer sur les développements du voyage, à partir de son organisation, et communiquer quotidiennement avec nous – déclarent les futurs “voyageurs” – Nous sommes en train de communiquer chaque jour entre nous, afin de décider l’itinéraire que nous allons parcourir et les hôtels où nous allons dormir. La Fondation, en effet, nous a donné carte blanche pour l’organisation du voyage».
Et ils promettent : «Suivez-nous sur le web : bientôt, nous pourrons vous donner des indications plus précises sur le voyage, en attendant de pouvoir vous fournir un compte rendu en direct de l’expérience».

Le projet “ITER_Imaginez un Transport Efficace et Responsable” est financé par le programme européen de coopération transfrontalière Italie-France Alcotra 2007-2013. Son chef de file est le Département des Transports de la Région autonome Vallée d'Aoste. Fondation Grand Paradis s’occupe de la réalisation du projet, en collaboration avec plusieurs partenaires : la Communauté de Communes de la Vallée d’Aulps, le Syndicat Intercommunal à la Carte de la Vallée d’Abondance, le SIVOM du Haut Chablais et le Conseil Général de Haute-Savoie.